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Concarneau, une ville close ouverte sur la mer

Monument le plus visité en Bretagne, la ville close de Concarneau propose une plongée unique dans le passé d’une place forte médiévale flanquée d’un port hyperactif.

André Goulven l'Humanité

Paysages escarpés, eaux turquoise, granit et plages de sable fin… Même en hiver, la beauté de la Bretagne sud est saisissante. Parmi les destinations emblématiques de la région, Concarneau est certainement l’une des plus étonnantes.

Construit autour d’un caillou, préservé du passage du temps par d’épais remparts, le cœur battant de la ville accueille des centaines de milliers de touristes par an, d’où la nécessité de découvrir cette perle en évitant la haute saison.

Avant de s’étendre sur le continent, la ville de Concarneau trônait fièrement et uniquement sur un rocher au milieu de la baie de la Forêt. Aux alentours du VIIIe siècle, il aurait été arraché des mains des Pictes par un certain Concar, fils d’un comte de Bretagne en fuite et désireux de retrouver sa place.

Il aurait ainsi fondé Concarneau (contraction francisée de Concar-Keronéos), transformant le lieu en place forte de la région. Si les historiens ont du mal à s’accorder sur la limite entre les faits et la partie légendaire de l’histoire, ils ont en revanche attesté le rôle défensif de la nouvelle cité armée de remparts.

Un pan de l’histoire militaire médiévale et moderne

Des restes de la tour circulaire du XIIIe siècle aux nombreuses tours du XVe, en passant par les aménagements de Vauban et ceux du XIXe siècle, c’est tout un pan de l’histoire militaire médiévale et moderne qui se visite aujourd’hui gratuitement en passant par la ville close.

Longue de 350 mètres et large d’une centaine, ce petit bout d’histoire préservé permet aux visiteurs de plonger dans le passé : on peut imaginer au hasard les hommes de Du Guesclin tenter de reprendre le fort aux Anglais, la valse des marchands descendant à la porte au vin pour s’approvisionner en précieux nectar venu d’Aquitaine, les sardiniers monter leur filet humide dans le grenier des maisons à pignons pour les laisser sécher ou encore les garnisons royales puis révolutionnaires déambuler au pas dans les rues. 

Comme beaucoup de lieux remarquables, la ville close est cependant assaillie par les touristes durant la haute saison, de mi-juin à septembre. À cette période, il est alors recommandé d’y aller le matin.

Bien manger, bien marcher et bien nager

Les faubourgs qui entouraient jadis la ville ont bien changé. Entourant la ville close depuis la baie, le secteur fourmille d’activités et de bonnes adresses. S’il existe de nombreux restaurants à proximité immédiate du cœur historique de Concarneau, cela vaut le coup d’aller fureter un peu plus loin, où les très bonnes crêperies sont nombreuses.

Les halles à proximité proposent aussi à la vente pléthore de produits locaux, dont la langoustine, espèce la plus pêchée aujourd’hui par les marins du port. Lors de la révolution industrielle, c’est d’abord la sardine qui permit à la ville de s’enrichir rapidement, avec plus de 30 conserveries présentes sur place, une grande flotte de navires et des centaines de marins.

Cette activité vitale pour la population locale s’est peu à peu réduite au cours du XXe siècle et seules trois conserveries subsistent encore aujourd’hui. En revanche, la criée tourne toujours à plein régime, avec plusieurs milliers de tonnes de poisson sur les étals chaque année. Parmi les autres spécialités locales, le kouign-amann, inventé dans le Finistère, a aussi toute sa place dans les boulangeries de la ville.

Concarneau offre aussi la possibilité de belles baignades. En ville, de petites plages de sable permettent de s’immerger dans l’eau salée rapidement. Le mieux reste cependant de s’éloigner d’une vingtaine de minutes à pied du centre, vers la plage des Sables blancs, lieu idéal pour passer un après-midi ensoleillé.

Pour les amateurs de nature, la plage de Kernous, à une dizaine de minutes en voiture, vaut plus que le détour. Cette petite crique moins fréquentée propose un cadre tout simplement idyllique. Et pour continuer dans ces paysages inoubliables, Concarneau accueille des navettes faisant la liaison avec l’archipel des Glénan, avec un air de Caraïbes et des vues à couper le souffle.

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